SOCIETE

MASSACRE DE NGARBUH

L’ENQUÊTE PRESCRITE PAR PAUL BIYA BOUCLÉE

La Commission nationale des droits de l’homme et des libertés souhaite que ces résultats soient publiés afin que les responsables des violations des droits répondent de leurs actes.

Le président de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (Cndhl), Chemuta Divine Banda, était l’un des membres de la Commission d’enquête mise sur pied au début du mois de mars par le président de la république, pour faire la lumière sur les massacres de Ngarbuh. Lesdits massacres qui ont conduit au décès de nombreux civils, parmi lesquels les femmes et les enfants se sont déroulés dans la nuit du 14 au 15 février 2020. Le compte rendu de cette enquête prescrite par Paul Biya a été faite le 25 mars dernier lors d’une réunion mensuelle des présidents et rapports des sous-commissions de la Cndhl. C’est ce qu’affirme un communiqué de presse signé par le secrétaire général de la Cndhl.
« Le président de la Cndhl a aussi rendu compte du déroulement de l’enquête prescrite par le chef de l’Etat et mise en oeuvre par le ministre délégué à la présidence chargé de la défense, pour faire la lumière sur les incidents survenus le 14 février 2020 dans le village Ngarbuh, dans le Nord-Ouest et ayant causé des pertes en vies humaines, et à laquelle il a eu l’honneur d’être associé. A ce propos, les présidents et rapporteurs des sous –Commissions se sont félicités d’avoir vu le président de cette institution être désigné membre de cette commission d’enquête. Ils ont souhaité que les résultats des investigations menées soient rendus publics et que les suspects des violations avérées des droits de l’homme soient traduits devant les juridictions compétentes », précise le communiqué de presse signé par le secrétaire général de la Cndhl. Cette commission d’enquête sur les massacres de Ngarbuh, mise sur pied par le président de la République était composée des responsables de la sécurité militaire, de la police, de la gendarmerie et de membres de la société civile.

Quelques jours après ces évènements survenus dans la région du Nord-Ouest, plusieurs Ong avaient attribué ces massacres aux éléments des forces de défense déployés dans la région du Nord-Ouest dans le cadre de la crise anglophone. Ces accusations ont été rejetées par le gouvernement. Plusieurs organisations internationales à l’instar de l’Onu ont exigé l’ouverture d’une enquête indépendante.

A l’occasion de la réunion mensuelle des présidents et rapporteurs des sous-commissions tenue le 25 mars dernier à Yaoundé, la Cndhl a également condamné l’assassinat des policiers, gendarmes et civils le 7 mars dernier à Galim dans la région de l’Ouest ainsi que l’attentat perpétré le 8 mars à Bamenda.

L’institution que dirige le Dr. Chemuta Divine Banda s’inquiète de la montée des violences dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest. Le week-end dernier, une attaque survenue à Oku dans le département du Bui a fait une dizaine de morts.

Des groupes armés s’en sont pris à un cortège des forces de l’ordre qui ramenant les conseilleurs municipaux à Bamenda après l’installation de l’exécutif communal. Les conseillers municipaux figurent parmi les personnes décédées. La Cndhl dénonce aussi la récurrence des attaques de la secte Boko Haram dans l’Extrême-Nord du Cameroun.

Source : Lejourquotidien.info

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