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Le président du Venezuela Nicolas Maduro inculpé aux États-Unis pour « narco-terrorisme »

Washington a annoncé jeudi l’inculpation du président vénézuélien Nicolas Maduro, et de plusieurs de ses proches, pour « narco-terrorisme ». Le camp Maduro dénonce une nouvelle forme de coup d’État.

Les États-Unis ont annoncé jeudi 26 mars l’inculpation de Nicolas Maduro, le président du Venezuela, pour « narco-terrorisme ». Washington propose une récompense susceptible d’atteindre 15 millions de dollars pour quiconque contribuera à son arrestation et à sa condamnation.

Le procureur général américain, William Barr, l’a formellement accusé, lui et ses proches, de s’être entendu avec un groupe armé d’extrême gauche colombien pour « inonder le marché américain de cocaïne ». « Et tandis que la population vénézuélienne souffre, ce complot remplit leurs poches », a-t-il déclaré William Barr.

« Nous voulons qu’il soit capturé afin qu’il réponde de ses actes devant un tribunal américain », a encore déclaré le ministre de la Justice. Il a toutefois refusé de préciser si les États-Unis envisageaient une intervention au Venezuela pour l’interpeller ou d’émettre une demande d’extradition contre le président et ses co-accusés. « Il y a plusieurs options, mais mon espoir est que le peuple vénézuélien soit bientôt dans une position qui lui permettra de nous les remettre », a-t-il dit.

« Accusations misérables, vulgaires et infondées »

Ces inculpations sont « une nouvelle forme de coup d’État sur la base d’accusations misérables, vulgaires et infondées » de la part de l’administration de Donald Trump, ennemi juré du pouvoir chaviste, s’est ensuite insurgé Jorge Arreaza, ministre des Affaires étrangères de Nicolas Maduro.

Outre le président socialiste, le numéro deux du parti présidentiel (PSUV), Diosdado Cabello, et plusieurs haut gradés sont soupçonnés par Washington d’avoir formé vers 1999 « le cartel de los Soles » (le cartel des soleils) en référence aux insignes placés sur les uniformes d’officiers au Venezuela. Ils sont accusés de s’être associés « à une organisation terroriste extrêmement violente, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), dans un effort pour inonder les États-Unis de cocaïne », a précisé Bill Barr. La guérilla a signé un accord de paix en 2016, mais « des dissidents continuent le trafic de drogue et la lutte armée », a souligné le ministre. Selon lui, « ils ont obtenu le soutien du régime de Maduro qui les autorise à utiliser le Venezuela comme base-arrière ».

Sanctions

Nicolas Maduro et son entourage disent considérer que les États-Unis sont les premiers responsables du trafic de drogue en tant que consommateurs.

Le chef d’État sud-américain est déjà visé par uns série de sanctions de Washington qui cherche depuis plusieurs années à l’évincer. Comme plusieurs dizaines d’autres pays du monde, les États-Unis considèrent le dirigeant de l’opposition Juan Guaido comme président légitime du Venezuela. Julio Borges, nommé « commissaire aux relations extérieures » par Juan Guaido, a d’ailleurs salué les inculpations annoncées jeudi. « L’équation est simple : Maduro égal narcotrafic, Maduro égal crime organisé », a-t-il déclaré.

Nicolas Maduro, de son côté, bénéficie toujours du soutien de la Russie, de la Chine et de Cuba.

Avec Reuters et AFP

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