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Félicity Asseh : « Mon rêve le plus fou est de participer à certaines productions à Hollywood »

Notre invitée est moulée dans le septième art depuis quelques années. De sa passion, et son intérêt en qualité d’actrice-comédienne, elle est également modèle photo. Très à fleur sur son travail, son dynamisme, elle fait constamment des reprises de séquences de film dont « action ou vérité  » dans le rôle de Markie dévoilé en 2019, ou encore « la momie ». Réalisatrice de « L’enfer c’est mon genre » en tant que lauréate du concours « 10 jours pour un film 2016 » organisé par les Ecrans noirs et le Goethe-Institut Kamerun. L’actrice sera présente sur scène dès le 14 mars à Yaoundé. Elle porte un nom : Félicité ASSEH. www.lequatriemepouvoir.com a voulu connaître qui se cache derrière le personnage.

Le Quatrième Pouvoir: Bonjour et mes meilleurs vœux à vous également, même comme c’est un peu tard pour les souhaiter (Rires). Qui est Félicity ASSEH ?

Félicity ASSEH : Eh bien,  Asseh Asseh Félicité Yvette de son vrai nom est une jeune actrice/comédienne, modèle photo camerounaise licenciée de l’Université de Yaoundé I en Arts du spectacle et cinématographie (spécialité production cinématographique) et rédigeant  actuellement un mémoire en Master II sur le thème : LE JEU D’ACTEUR DANS LES FILMS CAMEROUNAIS : PERSPECTIVES DE REDYNAMISATION.

 

Membre active du réseau de la francophonie, notamment dans le cadre de LA CARAVANE DES DIX MOTS DE LA FRANCOPHONIE, elle anime depuis deux ans déjà des ateliers de théâtre dans des établissements scolaires de la ville de Yaoundé.

De langue Française, elle s’exprime également en Anglais et moyennement en Allemand. Tout en poursuivant ses études, Félicity ASSEH (diminutif de son nom original) a joué dans quelques films camerounais  et dans plusieurs pièces de théâtre (au Cameroun  et ailleurs).

Elle a eu à réaliser le film « L’enfer c’est mon genre » en tant que lauréate du concours « 10 jours pour un film 2016 » organisé par les Ecrans noirs et le Goethe-Institut Kamerun.

Lien : https://youtu.be/IgL3Fikr0j0 , Film ayant remporté le NGUEENAARI du meilleur court métrage au FISFI 2018 (Festival international sahel du film) à Maroua.

Elle a également signé la mise en scène (coachée par Ousmanou Sali) de la pièce « La chèvre et le léopard » en 2016, dans le cadre du concours « Découverte » organisé par le Goethe Institut dans lequel elle a également été lauréate.

En 2019, elle est lauréate du grand jeu concours « FESPACO film/portable » organisé par le FESPACO et est d’ailleurs la seule camerounaise en compétition parmi plus de 11 pays.

C’est une jeune femme passionnée de cinéma et de théâtre qui aime bien apprendre, tenter de nouvelles expériences et se surpasser. Elle prévoit d’ailleurs porter à nouveau sa casquette de réalisatrice un de ces quatre si l’occasion se présente.

Le Quatrième Pouvoir: Quel a été l’élément déclencheur de votre arrivée au cinéma malgré les difficultés que l’on connait liées au contexte Camerounais ?

Félicity ASSEH : J’ai découvert mon amour pour le cinéma en 2010, lorsqu’un ami de ma grande sœur (Charles Hendrix ASSALE) était venu rendre visite à cette dernière à notre domicile familial de l’époque. Ma sœur était absente, alors Charles  m’a fait la conversation et m’a dit que mon allure lui plaisait beaucoup, qu’il recherchait sa jeune héroïne pour une série dont il prépare le tournage et que ça pourrait bien être moi si je le veux. Et donc au retour de ma grande sœur je lui ai expliqué ce qu’il m’avait dit et je lui ai demandé si c’est quelqu’un de confiance, elle m’a rassuré. On a commencé le tournage quelques semaines après et c’est comme ça que j’ai fait mes débuts dans le milieu. En 2011 à mon entrée à l’université j’ai découvert qu’il existait une filière (ASC : art du spectacle et cinématographie) pouvant me permettre d’approfondir mes connaissances sur le domaine et c’est elle que j’ai choisi. Aujourd’hui encore, je remercie Charles de m’avoir fait découvrir ma passion ; Je ne vais jamais l’oublier !

Le Quatrième Pouvoir: Avez-vous le sentiment que votre action milite pour une meilleure prise de conscience de la force culturelle ?

Félicity durant le tournage d’une scène

Félicity ASSEH : Les artistes ont le pouvoir de s’exprimer, passer un message et se faire entendre au travers de leurs œuvres ! Tout ce que je sais c’est qu’à mon niveau j’essaye de me servir des moyens mis à disposition à travers les projets dans lesquels je participe afin d’apporter ma pierre à l’édifice pour l’évolution de la culture camerounaise.  Tout ça en montant mes propres projets (quand j’en ai la possibilité) et en étudiant le cinéma pour essayer d’en apprendre d’avantage afin de produire non seulement un jeu performant, mais aussi des films de qualité. Si je souhaite donner mon point de vue par rapport à un sujet je crois que je l’exprimerais mieux en jouant ou alors en réalisant un film ou un documentaire pour l’occasion. Les artistes sont des demi-dieux !

Le Quatrième Pouvoir: Pourquoi des reprises de séquences de films ?

Félicity ASSEH : Tout simplement parce que d’une part ça me fait plaisir d’avoir l’impression de vraiment jouer aux côtés des acteurs d’Hollywood. Quand je parle d’Hollywood spécifiquement c’est parce que jusqu’ici la majorité des épisodes de « Felicity in action » (le nom de ma chaine YouTube et du concept) sont des séquences de films américains, mais  y compris la reprise d’un célèbre film classique camerounais : Sango Malo. Le but du concept n’est d’ailleurs pas de se limiter aux films d’un seul pays, mais de tourner avec des acteurs du monde entier sans toutefois être en contact physique avec eux. En plus de cela, j’ai l’occasion  de m’exercer dans la pratique de mon jeu et aussi d’essayer des personnages différents. IL y’a des rôles émotifs, comiques, ceux qui nécessitent des efforts physiques, des rôles de composition… Je dois être capable en tant qu’actrice d’interpréter tous les rôles possibles et inimaginables. Je ne veux pas être spécialisée dans un registre de jeu précis. Comme je l’ai dit j’aime les défis, de nouvelles expériences, j’aime explorer. Ma plus grande satisfaction en tant qu’actrice serait d’être capable de jouer tous les rôles possibles au cinéma et au théâtre. En gros, voilà pourquoi je me suis lancé ce challenge de reprises de séquences de films.

Le Quatrième Pouvoir: Comment envisagez-vous votre carrière dans 5 ans et quel est votre agenda pour l’année 2020 ?

Félicity ASSEH : Franchement, j’aimerais pouvoir m’exprimer et mettre mon modeste talent d’actrice au service des productions camerounaises. Mais ce n’est pas toujours évident ! J’adore mon pays le Cameroun et j’ai toujours voulu le valoriser à l’international. Comme on dit souvent, « Nul n’est prophète chez soi ! ». Si je vous dis où je me vois dans 5 ans, vous allez me prendre pour une folle (Rire). L’un de mes rêves est de faire une carrière d’actrice internationale, mon rêve le plus fou est de participer à certaines productions à Hollywood (rires). Certains pensent que c’est de la prétention, mais les rêves sont permis. Pour le moment j’essaye de travailler dur pour être à la hauteur de mes rêves et pour n’avoir aucune excuse pour ne pas le réaliser. Il faudrait d’abord que j’arrive à convaincre de public camerounais de ce que je peux offrir.

Quant-à mon agenda 2020, il commence avec une pièce de théâtre intitulée « Hamlet Machine » de Martin Ambara dans laquelle je tiens un rôle. La première  représentation au Cameroun se fera le Samedi 14 mars 2020 au Goethe Institut Kamerun à partir de 19h. Vous êtes d’ailleurs tous invités ! Mais également beaucoup de beaux projets à venir sur le plan national et peut-être international : des séries TV, des sorties de films, des pièces théâtrales. Bref 2020 est partie pour être une année assez remplie côté professionnel.

Le Quatrième Pouvoir: La comédie, le cinéma au Cameroun, quelle recette souhaitez-vous donner pour l’amélioration de ces métiers ?

Félicity ASSEH : Le talent c’est important, c’est bien d’initier des projets, mais j’ajoute à cela le travail et la formation. De nos jours, tout le monde s’improvise dans un couloir parce qu’on a vu l’autre faire et cela a fonctionné. Un artiste doit être en continuel apprentissage. Vous pouvez être le plus talentueux de votre domaine mais dès le moment où vous ne travaillez pas et êtes mal entouré ça ne servira à rien ! Il faut aussi persévérer. Ce n’est pas toujours facile de s’affirmer dans ce milieu dans le sens où tout le monde a quelque chose à proposer. Ensuite il faut songer à proposer des produits de qualité. Je suis l’une des personnes qui préfèrent bien faire au lieu de faire pour faire. Il y’a beaucoup de concurrence et les collègues deviennent de plus en plus créatifs (ce qui est à encourager). Il faut savoir se distinguer, avoir une particularité, soigner son image, bien se vendre, surtout se faire de bons contacts et le reste suivra.

Le Quatrième Pouvoir: Des sollicitations internationales ? Un mot à ajouter ?

Félicity ASSEH : Oui, quelques sollicitations pour d’éventuels projets,  nous sommes encore en phase de négociations. Mais aux dernières nouvelles nous sommes sur la bonne voie. Ce n’est pas toujours facile pour les porteurs de projets de faire le choix quand ils veulent réaliser de beaux projets !

Bah… Mon dernier mot ??? (Rire)… RDV dans 5 ans pour voir si je suis à Hollywood !!! (Rires). Un gros merci Au quatrième pouvoir pour l’intérêt porté à ma modeste personne, merci infiniment, ce fut un plaisir de répondre à vos questions !!!

Cordialement,

Le Quatrième Pouvoir : Félicity, Merci

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