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Pour ses vingt ans de carrière, Richard Amougou dévoile son 8ème album!

Au cours d’une conférence de presse mardi 18 février 2020 à Yaoundé, l’un des ténors du bikutsi a présenté son tout nouveau projet, dans le sillage de ses « noces de porcelaine » avec sa passion. Il en a profité pour faire des annonces fortes pour la nouvelle année.

Accompagné pour la circonstance des membres de son équipe technique, parmi lesquels Henri Minko qui a participé aux arrangements, ou encore Bertrand EBA, « Le perturbateur » a tenu a remercié tous ceux qui ont contribué à son succès. C’est avec beaucoup d’émotions et d’humilité que la star a pris la parole, afin de rassurer les mélomanes camerounais. « Le Temps », tel est le titre de ce 8ème album doté de 8 titres, signe d’expérience, de maturité, de partages, mais aussi de découvertes. Afin de mettre les petits plats dans les grands, l’artiste-chorégraphe, a préparé des collaborations des plus modestes aux plus exeptionnelles à l’exemple de Lady Ponce, qui sera d’ailleurs en affiche à l’Olympia de Paris en avril 2020.

En effet, il souligne que la racine Bikutsi est restée dans ses compositions, tout en se connectant à d’autres influences. Sous une parure traditionnelle, Richard Amougou veut garder « l’esprit des gardiens » de ce grand courant musical des peuplades Ekang, Sud-Cameroun. L’ancien protégé et danseur de K-Tino, Tino Barroza ou encore Fam Ndzengue de regretté mémoire, est de retour après les albums « Sensations » (2016), « Essuie-glace » (2012), « Donne-moi » en 2009 ou encore son projet qu’il l’a propulsé « Evènement » en 2002 ; Avec sa voix aigüe, et ses pas de danses originaux, il conjugue la création, l’interprétation vocale et la conservation des valeurs. L’extrait « les paresseux », égal à sa tendance, a fait l’objet d’une diffusion exclusive s’agissant du vidéogramme officiel réalisé par Fabien Nguemo, qui est d’ailleurs à l’auteur des clips du CHAN 2020 avec IHIMS, ou encore Lucky+2, chanteur gospel doté d’un ancrage bikutsi.

Comme un défi…

Richard entend faire d’une pierre deux coups, viser la lune : Ce sera le Palais des Sports de Yaoundé le 26 juillet 2020. L’occasion de distiller au public, ses mélodies et ses compositions venues d’ici et d’ailleurs. Une « caravane live » précèdera ce grand show en live, qui annonce de belles surprises. Certains bookmakers culturels, ont déjà parié pour une effervescence version king de la pop. L’un des plus grands représentants modernes aura a cœur de témoigner de son savoir-faire, et réitérer sa gratitude envers un monde qui lui a tout donné.

Des textes parfois crus qui abordent les relations amoureuses et la sexualité, des métaphores hardies chantées par des voix chaudes et puissantes, des coups de reins vertigineux à en donner le tournis : voilà la savoureuse recette du bikutsi. Un rythme frénétique aux allures d’exutoire, originellement pratiqué par les femmes du centre et du sud du Cameroun, qui occupe depuis trois décennies le devant de la scène musicale.

A l’origine

Le bikutsi était à l’origine joué par un orchestre de balafon ou « mendzang » voir « mvett ». Basé sur un rythme cadencé et trépignant, il est également marqué par une forte présence de percussions. C’est dans les années 1970 que le Bikutsi se modernise avec l’introduction d’instruments modernes. Messi Martin est à juste titre considéré comme le père du bikutsi moderne : il introduit un monceau de tissu entre le chevalet et les crins de la guitare. Tout comme le Makossa, le Bikutsi a subi à ses débuts une large influence de la musique congolaise ; en générale, le line-up des guitares était une copie des phrasés de guitare de la rumba congolaise. Sous des influences des Têtes Brulées dans les années 1980, avec l’introduction de la guitare électrique à la place du balafon, Sally Nyolo lui a apporté une touche plus folk, Richard Amougou lui conserve les rudiments traditionnels avec une tendance panachée qui trotte vers du makossa. La génération montante composite avec Mani Bella, Létis Diva, Coco Argentée, Lady Ponce, Taty Eyong, qui additionne des couleurs soul, afropop ou meme jazz, demeurent encore les remparts des porte-voix féminins, dont la feue ancêtre Anne Marie Nzié a légué les oracles. Entre Zélé Le Bombardier, Nkodo Sitony, Govinal Ndinga Essomba, Abanda Aviateur, Bisso Solo, Patou Bass, Tanus Foé, Racine Sagath, « Le temps » de la révolution a véritablement sonné version Richard Amougou !

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