INTERNATIONAL

Irlande : le Premier ministre démissionne mais reste en fonction d’ici la formation d’un gouvernement

Alors que les discussions entre partis politiques pour former une coalition sont dans l’impasse, Leo Varadkar a officiellement présenté sa démission au président irlandais, jeudi soir. Conformément à la Constitution, il continuera d’exercer ses fonctions jusqu’à la nomination de son successeur.

Le Premier ministre irlandais (Taoisaech), Leo Varadkar, a démissionné, jeudi 20 février, mais restera en fonction le temps qu’une coalition gouvernementale soit trouvée après des élections législatives sans véritable vainqueur.

Sa démission était attendue car son parti centriste, le Fine Gael, est arrivé en troisième position lors des élections législatives du 8 février, à l’issue desquelles aucun parti n’a obtenu de majorité.

La forte progression du Sinn Fein à l’issue de ce scrutin a chamboulé le paysage politique irlandais, dominé depuis un siècle par les deux grands partis de centre-droit, le Fianna Fail et le Fine Gael. Depuis, les discussions entre partis politiques pour former une coalition sont dans l’impasse.

La répartition des sièges au Dail est particulièrement éclatée : le Fianna Fail compte 38 députés, le Sinn Fein 37, le Fine Gael 35.

Lors du scrutin, le Sinn Fein a été placé en tête par 24,5 % des électeurs, devant les deux grands partis centristes. Mais le parti républicain dirigé par Mary Lou McDonald n’avait présenté que 42 candidats, soit environ moitié moins que le Fianna Fail et le Fine Gael.

Les propositions de ce parti de gauche en matière de logement, de santé, problématiques au cœur des préoccupations des Irlandais, ont rencontré un franc succès, mais une autre question surgirait dans le débat s’il accédait aux responsabilités : celle de l’unification de l’Irlande.

Un rôle décisif pour les Verts ?

Le Sinn Fein, deuxième force politique sur l’île, aussi bien dans la province britannique d’Irlande du Nord que dans la République au sud, souhaite un référendum sur le sujet dans les cinq ans, voire trois ans, qui viennent.

L’accord du Vendredi Saint, qui a mis fin en 1998 à trois décennies de violences qui ont fait 3 500 morts, prévoit qu’un référendum soit organisé s’il apparaît qu’une majorité de la population est favorable à l’unification.

Le rapport de forces au Parlement est tel qu’il faudra qu’au moins trois partis s’entendent pour former un gouvernement de coalition. Mais le Fianna Fail et le Fine Gael ont tous deux exclu de travailler avec le Sinn Fein.

Les Verts, quatrième force politique avec 12 sièges, pourraient avoir un rôle décisif. Ils ont proposé au Sinn Fein, au Fianna Fail et au Fine Gael de les rencontrer à partir de vendredi.

Les discussions pourraient être longues et, en cas d’échec, conduiraient à de nouvelles élections. Après les dernières législatives de 2016, il avait fallu 70 jours pour former un gouvernement de coalition entre le Fine Gael et le Fianna Fail.

AFP

Tags
Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer

Adblock détecté

Un ADLOCK de publicité à été détecté sur votre navigateur veuillez le désactiver pour pouvoir mieux bénéficier et soutenir notre projet merci d'avance