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GROGNE ET VIOLENCE DANS L’ÉDUCATION NATIONALE AU CAMEROUN

Mr FOUETLEFACK, Membre du Bureau National du Syndicat Des Enseignants du Cameroun Pour l’Afrique (SECA) et promoteur de la plateforme syndicale unique des enseignants (PLASYNUDE) livre au micro du Quatrième Pouvoir l’histoire des souffrances des enseignants au Cameroun.

VOICI POURQUOI LES ENSEIGNANTS SE PLAIGNENT ET SE PLAINDRONT TOUJOURS JUSQU’À CE QUE LEURS PROBLÈMES SOIENT RÉSOLUS

Janvier-novembre1993: Deux baisses de salaires. perte de 70% du salaire;

12 janvier 1994: Dévaluation du F CFA à 100%. Effets catastrophiques sur les enseignants;

1994 et 1996: Répression syndicale sans précédent;

1996: on commence à pourrir l’éducation de base avec les vacataires, futurs contractuel et contractialisés (70 milles titulaires de CAPIEMP ET CAPIET sont au quartier à ce jour)
1996: Un statut particulier des enseignant insatisfaisant;

5 décembre 2000: Un autre statut particulier des enseignants sans décret d’application intégrale jusqu’à ce jour;

2001-2002: Répression sauvage sur les enseignants en grève;

2012: Création d’une commission Ad Hoc pour examiner les revendications des enseignants. PAS GRAND CHOSE JUSQU’À CE JOUR;

Juillet 2014: Nouvelle répression des enseignants grévistes;

2017: Création d’un comité Ad Hoc (un cadre de plus) pour les mêmes raisons. Pas grand chose jusqu’a ce jour;

Pour ce doctorant en historien politique, la Conclusion de cette histoire qui met à mal le corps enseignant se résume en 14 points:

1. On a jamais remis les salaires au niveau où ils étaient en 1992, malgré les saupoudrages de 1996, juillet 2000, 2002, avril 2008 et mars 2012;

2. Le statut particulier des enseignants n’est pas appliqué intégralement depuis le 05 décembre 2000;

3. Les enfants biologiques des enseignants payent toujours la scolarité;

4. Les victimes de la répression syndicale n’ont toujours pas leurs droits;

5. La prime de recherche et DE documentation n’est toujours pas à 50.000 /mois pour leS enseignants du secondaire et 35.000 / mois pour ceux de la base;

6. Les enseignants ne bénéficient pas du droit à la santé et des frais de transport pour congé annuel (voir Décret du PM du 13 sept 2000);

7. ils n’ont toujours pas leur bourse indiciaire aux Écoles Normales (décret présidentiel de 1998);

8. Les conseillers d’orientation n’ont jamais eu leur prime d’encadrement psychopédagogique;

9. Pareille pour les Animateurs Pédagogiques depuis 2010;

10. Les effets financiers des avancements ne sont toujours pas automatiques comme promis;

11. Les 1/3, 2/3 et les rappels sont encore alambiqués; (40.000 environ attendent leurs rappels. Chiffres officiels). L’enseignant devrait avoir son salaire dès la fin du premier mois de travail.

12. Pareille pour l’indemnité de non logement; (6000 cas environ en attentes. chiffres officiels) et la bourse indiciaire instaurée par un décret de 1998.

13. La corruption a fait son nid partout et les pourcentages imposés réduisent le volume du porte monnaie des enseignants;

14. Les fonctionnaires fictifs existent toujours;
Etc.
Pour ce syndicaliste, le mal est profond, et dit-il: <<il y a des moments où même les morts se réveillent>>.

Bertrand Nzogang, Quatrième Pourvoir

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