SOCIÉTÉ : Assassinat du prêtre Kényan: furieux, Uhuru Kenyatta écrit à Paul Biya, voici les détails!

Le gouvernement de la République du Kenya, par l’intermédiaire de son ministère des Affaires étrangères, a rédigé un document d’une page demandant formellement des réponses au sujet du décès d’un de ses citoyens résidant au Cameroun.

Dans le document daté du samedi 24 novembre 2018, le gouvernement kényan a déclaré qu’elle avait officiellement demandé au gouvernement camerounais, par l’intermédiaire de son haut-commissariat à Abuja, au Nigéria, de connaître les circonstances qui avaient conduit à la mort de son citoyen.

Dans le document signé par Macharia Kamau, secrétaire principal du ministère des Affaires étrangères du Kenya, l’église et le peuple kenyan ont été assurés que le régime d’Uhuru Kenyatta chercherait sincèrement à obtenir des réponses sur l’événement qu’ils qualifient de triste. Tout en adressant ses plus sincères condoléances à la famille, aux collègues et aux amis du défunt, le ministère des Affaires étrangères a également déclaré que le père Cosmas Omboto aurait été abattu par l’armée camerounaise.

Des reportages sur le terrain émanant des chaînes secrètes de National Telegraph à Kembong, sous-division Eyumojock dans la division Manyu, dans la région du Sud-Ouest du Cameroun assiégé, ont confirmé que le père Cosmas Omboto Ondari, prêtre kenyan de Mill Hill, exerçant les fonctions de vicaire paroissial de la paroisse St Martin de Tours à Kembong, à quelques kilomètres de Mamfé, le siège de Manyu a été abattu par l’armée camerounaise.

L’homme de Dieu a été abattu à deux reprises par l’armée camerounaise; sur le côté gauche de sa poitrine et autour de sa partie privée alors qu’il se tenait devant l’église aux alentours de 15 heures le mercredi 21 novembre 2018. Il est décédé sur place et a été conservé vers 18 heures à la morgue du Mamfe District Hospital. Le ministre camerounais de la Défense, Joseph Beti Assomo, a officiellement signé un bulletin accusant Eric Tataw, militant et journaliste américain, de la mort du prêtre. La radio et la télévision publique CRTV l’ont lu à plusieurs reprises, affirmant qu’il s’agissait du journaliste. Eric Tataw l’a démystifié. Dans une interview à la BBC qui a suivi, l’évêque de Mamfe, Son Seigneur Andrew Nkea, a déclaré catégoriquement que le prêtre avait été tué par balle par l’armée camerounaise.

La missionnaire de Mill Hill, 33 ans, a été ordonnée le dimanche 26 mars 2017 à Kisii, au Kenya. Avant cet incident, trois autres hommes de Dieu avaient été brutalement assassinés par l’armée camerounaise; Charles Trumann Wesco, un missionnaire américain a été tué par balle à Bambui, dans la région du Nord-Ouest du Cameroun, le mardi 30 octobre 2018, l’Apôtre Isaac Attoh du ministère du Destiny Impact du Ghana a été tué par balle le samedi 14 juillet 2018 à Batibo, une autre ville déchirée par la guerre dans la région indisciplinée du nord-ouest du Cameroun.

Le vendredi 20 juillet 2018, le révérend père. Alexander Sob Nougi, ancien secrétaire catholique à l’Education de Diocèse de Buea qui, au moment de son décès, était curé de Bomaka à Buea, a été abattu par des militaires à Muyuka, une autre ville indisciplinée du sud-ouest. Les résidents des deux régions anglophones du Cameroun ont pris les armes contre un gouvernement majoritairement français, en particulier après la déclaration de guerre du président Paul Biya lorsque son gouvernement a rejeté le dialogue afin de répondre aux revendications sociopolitiques fondamentales des avocats, des enseignants et des hommes du peuple.

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