Tuesday, 07 November 2017 09:57

35 ANS DE CHAGRIN ET DE PITIÉ: DU BON SENS ET DE LOIS DE LA NATURE

Written by CÉLESTIN BEDZIGUI

L’accession il y’a trente-cinq ans à la magistrature suprême du président Biya, a été pour bon nombre d’observateurs et d’analystes politiques de dresser un bilan le 6 Novembre dernier. L’homme politique Célestin Bedzigui nous livre sa lecture de cette actualité.

 Je  suis le journal TV en anglais et vois les reportages sur la célébration du 35 ème anniversaire de l'accession de M. Biya au pouvoir. ... La plupart de ces meetings dont curieusement aucun n'est jugé par les sous-préfets comme une menace à l'ordre public,  sont couronnés par une motion demandant, ou plutôt,   suppliant M. Biya à se représenter à la Présidentielle en 2018.

 

Personnellement,  Je n'arrive pas à comprendre comment tant de Camerounais se refusent à tirer enseignement du phénomène naturel de la vie que sont  l'usure et le vieillissement.

 

Et pourtant, ce ne devrait pas être un tabou de dire, sans même se pencher sur les résultats de sa gestion, que:

- à 85 ans bientôt révolu,  M. Biya est bon pour prendre sa retraite comme les autres humains servant dans l'administration dont la plupart se retirent à moins de....75 ans;

- les charges de la fonction présidentielle   qui plus est en système hypercentralisé où il décide de tout, sont trop lourdes pour un homme de plus de 80 ans tél que nous en croisons tous les jours, M. Biya ne pouvant être un miracle de la nature pour être exempté de cette état;

- 35 ans comme Chef d'Etat après 22 ans dans la haute administration, soit 57 ans passé à partager ou à porter  la charge de l'État, ne peuvent qu’avoir absolument éprouvé et épuisé autant physiquement que mentalement ce Monsieur.

 

Voilà trois arguments adossés sur le simple bon sens et les lois de la nature qu'un grand  nombre de citoyens de ce pays décident d'ignorer.

 

A ces arguments de bon sens peut être rajouté par ceux qui voudraient encore  s'y livrer , le bilan de ces trente-cinq ans du régime RDPC que certains jugent calamiteux.

 

Alors s'impose la question  brûlante de savoir comment certains peuvent fêter 35 ans  d'une gouvernance qui a conduit à deux reprises le pays dans les fourches caudines d'un ajustement structurel dont la traduction économique est une politique d'austérité qui détériorera d'avantage le niveau d'un  chômage massif, le chômage étant la nouvelle mesure de la qualité de la gouvernance d'un pays.

 

L'analyse des chiffres du projet de budget 2018 publié par le Minfi renforce d'ailleurs les inquiétudes sur les capacités de ce régime à élaborer une politique qui sortirait le pays de l'ornière, ces chiffres ne faisant ressortir une volonté de relance ni par la consommation,  ni par l'investissement.

 

Si un   tel aveuglement venait à justifier l'apothème qui proclame que " les peuples ont les dirigeants qu'ils méritent ", alors le peuple camerounais ne devrait ressentir pour  lui-même et pour M. Biya que ses épigones voudraient garder au pouvoir même en objet empaillé tant qu'il permet qu'ils s'empiffrent des ressources  financières et symboliques de l'Etat,  que le chagrin et la pitié.

Et pourtant. ...

Celestin Bedzigui

Homme Politique

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