Tuesday, 13 March 2018 18:35

CAMEROUN – ECONOMIE : ACCOMPAGNEMENT DES PME, ENCORE BEAUCOUP À FAIRE

Written by MICHEL FERDINAND / MUTATIONS
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L’avalanche de recettes proposées n’a pas encore pu provoquer un déclic dans un secteur qui tarde à décoller.

Paradoxal. Malgré l’aménagement d’un dispositif institutionnel a priori alléchant, la Petite et moyenne entreprise (Pme) ou Petite et moyenne industrie (Pmi) camerounaise a, a posteriori, du plomb dans l’aile au fil des jours. La conséquence, c’est que sa contribution à la dynamisation du tissu économique reste insignifiante. Il n’y aura pas d’évolution si le climat des affaires demeure plombé. Bien que dans le dernier rapport Doing Business (31 octobre 2017) de la Banque mondiale, le Cameroun gagne trois places en se classant 163ème grâce à la mise en place d’un fichier bancaire national des entreprises, d’une centrale des incidents des paiements et de la réduction du capital minimum pour la création d’une entreprise ; il reste qu’il doit encore améliorer l’obtention d’un titre de propriété ou d’un branchement au réseau électrique. Les Pme ont toujours formulé le vœu, pour être prospères, d’interdire purement et simplement les importations des produits, là où il existe une production nationale en qualité et en quantité.

 

Tout comme elles insistent sur l’instauration des clauses locales de sous-traitance, ainsi que la neutralité pour tous les régimes de la Taxe sur la valeur ajoutée (Tva). Puisque, déplore les promoteurs, la Pme ne saurait avoir un coup majoré de la Tva et se jeter dans une compétition avec les grandes entreprises. Il est indiqué, encouragent-ils, de mettre en place des règles propres aux Pme de manière à faciliter leurs opérations douanières et améliorer la qualité de l’information des Pme auprès des institutions. Les griefs sont nombreux : renforcer les capacités des Pme, tout en améliorant le traitement de la dette intérieure à travers un « mécanisme de refinancement auprès de l’Etat ». L’autre appel insistant, lancé en direction des pouvoirs publics, c’est d’implémenter la convention d’accompagnement des Pme en vue de la promotion d’un cadre de collaboration davantage sain, profitable aux grandes et petites entreprises. Une autre frange pose des problèmes qui vont des infrastructures au foncier, en passant par la problématique du judiciaire. Tout est presqu’à refaire. Les différents mouvements patronaux (Ecam, Gicam, Mecam, C-Pme) ont souvent su porter les revendications de leurs membres, en y ajoutant qu’il est temps de développer une Pme qui serve la production et suscite la souplesse du banquier, parce qu’on reproche aux banques d’avoir la faiblesse de financer plus les garanties que les projets. Dans la mouvance des grands chantiers ouverts çà et là, les Pme rêvent de s’y greffer, au lieu que le champ soit uniquement ouvert aux grandes compagnies occidentales, aspiratrices d’énormes devises. Si l’Etat favorise la sous-traitance de quelques tâches, il y a lieu d’espérer que les Pme nationales échappent à la vulnérabilité, en empruntant les sentiers de la professionnalisation.

 

SOURCE : MUTATIONS N° 4574 LUNDI 12 MARS 2018

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