Wednesday, 14 February 2018 12:04

CONJONCTURE ÉCONOMIQUE : LOUIS PAUL MOTAZE PREPARE DEJA L’APRES PROGRAMME AVEC LE FMI

Written by BLAISE NNANG / L’ESSENTIEL
Rate this item
(0 votes)

Le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire invite ses collaborateurs à tout mettre en œuvre pour accélérer la diversification de l’économie, gage de sa résilience.

Tel un cours magistral, Louis Paul Motaze, le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), a présenté le challenge qui attend ses collaborateurs au cours de cette année 2018. Il clôturait ainsi le 30 janvier 2018 à Yaoundé, les travaux de la conférence annuelle des responsables des services centraux et déconcentrés de son département

ministériel. Une conférence dont la thématique à elle seule résume les défis qui attendent l’économie camerounaise, « accélérer la diversification de l’économie pour une croissance forte et durable ». Comme déjà à l’ouverture de ces travaux, le Minepat s’est voulu clair et précis, « les causes de la crise, nous les connaissons, la résilience de notre économie, c’est-à-dire ce qui nous a permis de résister un peu plus que les autres à cette crise, les causes de la résilience à cette crise, nous les connaissons, c’est la diversification de l’économie ».

 

Mais le Minepat estime que cette diversification de l’économie camerounaise reste « insuffisante, incomplète, raison pour laquelle, nous aussi nous sommes frappés par la crise. Nous avons après la conférence avec les chefs d’Etat que le président Biya a organisée ici à Yaoundé le 26 décembre 2016, conclu avec le Fonds monétaire international, un programme

triennal ». Un programme économique qui permet au Cameroun de bénéficier des appuis budgétaires, notamment, 370 milliards de Fcfa pour cette année 2018. Mais ce qui préoccupe beaucoup plus le Minepat, c’est l’après avec programme avec le Fmi au lendemain de 2019. « Qu’arriverait-il si au terme de trois ans les causes qui nous ont amenés à la crise perdurent, parce que c’est des faits exogènes, extérieurs à nous, parce que ce n’est pas nous qui baissons le prix du pétrole, du cacao, les crises sécuritaires, nous n’avons pas commandé la guerre contre Boko Haram, mais elle nous a été imposée, tout comme la crise à l’Est du pays. Qu’arriverait-il si ces causes perdurent, comme on dit les mêmes causes produisent les mêmes effets dans les mêmes conditions, ça veut dire que travaillons peut-être, améliorons les conditions pour que si par extraordinaire et par malheur, ces causes perdurent, qu’elles viennent trouver que la transformation structurelle de notre économie a déjà été réalisée », conclut-il.

 

La recette du Minepat n’est pour autant pas magique. « Pendant ces trois ans, nous devons travailler fortement, et vous savez ce qu’il y a lieu de faire, au niveau du ministère des Finances, la réflexion a commencé, comment élargir l’assiette fiscale pour améliorer les revenus fiscaux, pour ne pas trop dépendre des revenus tirés du pétrole. Comment faire en sorte qu’il y ait beaucoup plus de filières de croissance pour renforcer la résilience dont nous parlons », pense-t-il. Pour Louis Paul Motaze, « cette diversification peut être horizontale, c’est-à-dire, tel produit le pétrole, le gaz, la banane, le cacao, le fer, etc., c’est-à-dire, la multiplication des sources de croissance. Mais il y a aussi la diversification verticale, c’est-à-dire en prenant une filière déterminée, on discute en termes de chaine de valeur, c’est-à-dire pas seulement la transformation mais également la transformation, parce que la transformation crée également

beaucoup de richesse ». Ce sera donc la trame de l’action du Minepat pendant toute l’année 2018. L’objectif étant de multiplier les filières de croissance et renforcer la résilience de notre économie.

Read 18 times

Notre radio en ligne écoutez aussi notre radio en ligne

Top Tweets

Restez connecté avec 4ème Pouvoir

Recevez nos breaking News Par Mail!

  • Breaking News Alerts
  • Business News Alerts
  • Scoop et faits Divers