Wednesday, 10 January 2018 12:25

CAMEROUN - FILIÈRE CAFÉ : LA PRODUCTION CONTINUE LA DÉGRINGOLADE

Written by BLAISE NNANG / L’ESSENTIEL

Lors de la campagne 2016-2017, celle du robusta est passée de 22 000 à environ 20 000 tonnes.

La production de café au Cameroun se porte de plus en plus mal. A deux ans seulement de 2020, date butoir fixée par le gouvernement dans son plan de relance des filières cacao-café, la production de café continue sa descente aux enfers. Alors que cet ambitieux plan de relance d’un montant de 600 milliards de Fcfa vise une production de 150 000 tonnes pour le café robusta et 35 000 tonnes pour la variété arabica, le Cameroun peine encore à atteindre une production de 30 000 tonnes. Pire encore, la production continue même de baisser. Pour la campagne 2016-2017 dont l’évaluation de son déroulement s’est faite du 20 au 21 décembre 2017 à Abong-Mbang dans la région de l’Est, il est ressorti que la production de robusta par exemple est passée de 22 000 tonnes à environ 20 000 tonnes, selon les données de l’Office national du cacao et du café (ONCC) repris par le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC).

 

Ces chiffres démontrent à suffisance que la résignation des producteurs, avec comme conséquence l’abandon de certains vergers, un constat fait lors du lancement de cette campagne continue de faire des ravages, ce malgré toutes les initiatives prises par l’interprofession et les pouvoirs publics pour relancer la filière café au Cameroun.

 

Parmi ces initiatives, il y a par exemple, le Programme d’appui à la compétitivité agricole (composante café cacao), qui lègue ses parcs à bois et son matériel végétal amélioré aux jeunes des programmes New Génération et Purc-café pour la réhabilitation des vergers caféiers. Ce programme qui vise un objectif de 170 000 plants pour replanter environ 375 hectares a déjà viabilisé 05 parcs à bois. Une autre initiative visant à booster la production caféière au Cameroun, l’on cite le projet Spreading Coffee mis en œuvre entre le CICC et l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD), qui bénéficiera aux coopératives admises au programme Purc-Café.

 

Dans le même sens, l’on n’oublie pas la mise en œuvre de la convention signée entre le Centre national de recherche agricole de Côte d’Ivoire, lors du Festicoffee 2017, qui doit aboutir à la mise sur pied des champs semenciers, afin de booster la production du café robusta. Ce transfert de technologie devrait permettre la production d’un matériel végétal exceptionnel, précise-ton au CICC, et profiter aux programmes New Génération et Purc-Café. S’agissant tout particulièrement du Programme New Génération, sa mise en œuvre devrait aussi avoir un impact positif sur la relance de cette filière. Ce, non seulement en rajeunissant la force de production, mais également, avec un matériel végétal de qualité.

 

Car, explique-t-on au CICC, les rendements à l’hectare sont trop faibles au Cameroun, tournant autour de 300 kg à l’hectare, pendant que les pays comme le Vietnam font 06 tonnes à l’hectare. Depuis 2016 donc, ce Programme New-Génération, informe-t-on, a déjà formé 124 jeunes dans la culture de café robusta et 102 pour la variété arabica. En perspective, il compte enrôler 340 nouveaux jeunes pour la culture du cafés robusta et arabica.

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