Tuesday, 07 November 2017 01:44

CULTURE: VOICI LES RAISONS DE LA MORT DU 7EME ART AU CAMEROUN

Written by PHATAL EBODE/ LE QUATRIEME POUVOIR
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Depuis plusieurs années bon nombre de disciplines culturelles sont mises aux oubliettes. C’est le cas notamment du cinéma. Une situation qui n’a pas laissé indifférent le regard du chroniqueur culturel du Quatrième Pouvoir ce jour.

Ok! J'étais aux RIFIC pour soutenir Frank Olivier Ndema ! Mauvaise phrase, mauvaise habitude constatée dans le milieu du 7e art au Cameroun. Parce que quand on se rend à un événement culturel, la première motivation devrait être l'amour de la culture (selon les volets bref...) Le constat est le même frère ! Les initiatives sont salutaires, mais les salles restent toujours vides, et pourquoi ? ? Je vais tenter de répondre à cette épineuse éternelle question en peu de mots. Le cinéma au Cameroun est resté un défi pour les uns, un métier pour les autres, un hobby pour les uns, un passe-temps pour les autres, un rêve pour uns, une passion pour les autres.

L'autre question toute simple est, où est l'industrie dans tout ça ? ? La réponse peut se donner avec beaucoup de "Si" Exemple :

Si, on avait des salles de cinéma le public viendrait certainement voir nos films.

Si, le ministère soutenait le cinéma à travers une vraie politique, les producteurs feraient de bons films qui se séduiraient le public.

Si, les chaînes de télévision achetaient les films et donnaient une priorité au cinéma Camerounais, le public s'y intéresserait forcément d'avantage au cinéma Camerounais.

Si, les grands-frères ne fermaient pas les réseaux des financements, c'est que tout le monde se permet de grosses productions.

S'il y avait un minimum de rigueur dans la sélection des films diffusés sur nos antennes, c'est que le public respecte mieux les acteurs et le cinéma Camerounais.

Vous voyez qu'il y a un peu trop de "Si" nor??

Mais pour moi, deux "Si" sont importants à savoir,

Si, on pensait bisness autour du cinéma ce sera le début d'une industrie, et comment le faire ? ? En ouvrant déjà nos carnets d'adresses et en invitant les potentiels investisseurs à travers un marché du cinéma organisé par nous et pour nous (d'abord...)

Le cinéma n'étant pas qu'aux écrans, pour des contenus compétitifs, on pourrait investir dans les formations un peu comme papa Basek.

Si on se fixait un horizon (un peu comme l'émergence hori 2035, mais quand-même, pour nous-là ne sera pas jusque là-bas...lol)  pour avoir notre industrie ? ?

Comment expliqué que quelqu'un dont les oeuvres ont été sélectionnées à un festival ne soit pas là, ni a l'ouverture du festival, ni à la clôture, n'en plus aux différentes projections de ces propres œuvres (crise de conscience bref...)

Mon dernier "Si"

Et si des cinéastes motivés, passionnés et engagés tels que Evodie Ngueyeli Constantin Tchoua Narcisse Wandji Cyrille del Masso Franc Olivier Ndema se mettaient avec les autres pour pensé à l'industrie du cinéma au Cameroun ? ? Enfin... S'ils ont encore un peu de temps,

point final

 

PHATAL EBODE / LE QUATRIEME POUVOIR

 

www.lequatriemepouvoir.com

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