Société: Discours de haine dans les médias, Le Cnc tire la sonnette d’alarme

Du simple fait d’être l’un des membres fondateurs du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), Sosthène Médard Lipot fait les frais du discours de la haine au quotidien. « On appelle mon parti auquel j’appartiens et dont je suis membre fondateur, moi qui suis Bassa, né à Yaoundé, grandi à Yaoundé, […] une secte dite bamiléké ou ‘‘bahamique’’. Et jusqu’à ce matin (hier 11 septembre, Ndlr), j’entendais cela dans les médias. C’est inadmissible », se révolte-t-il. A l’exemple d’autres illustrations projetées à l’attention des participants (hommes des médias notamment) au « séminaire national sur le discours de haine dans les médias au Cameroun » tenu hier à Yaoundé, ce témoignage donne à réfléchir.

Que ce soient dans les médias audiovisuels (télévision et radio), ou encore les presses écrite et cybernétique, le discours de haine ne cesse de se répandre tel une trainée de poudre. A tel point qui est le principal vecteur d’une nuisance qui entraîne des dégâts sociaux incommensurables. Occasion pour le président du Conseil national de la communication (Cnc), Peter Essoka, de monter au créneau. « La liberté de la presse, sans un minimum mode d’emploi ou de repères est inconcevable dans la mesure où elle s’exerce toujours au sein d’une société où doivent être préservées d’autres libertés fondamentales de l’individu », a-t-il (re)clarifié à l’attention des hommes des médias. En somme, les travaux de Yaoundé avaient pour but essentiel, de « susciter auprès des professionnels des médias, une attitude professionnelle favorable à la protection des valeurs nationales essentielles que sont : la dignité humaine, la paix sociale, l’unité nationale et l’intégrité territoriale ». Un rappel à l’ordre qui on espère, n’est

 

Par Jean-Christophe Ongagna

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