Cameroun- culture: Les artistes Camerounais humiliés par une société de téléphonie

Depuis quelques mois déjà, on ne respire plus à cause d’une société de téléphonie mobile qui organise à Douala  le concert d’un artiste français.

Il ne se passe pas un seul jour  sans que les clients de ladite société ne reçoivent  un message les incitant à se procurer un  pass pour le concert qui aura lieu ce 29 décembre à Canal Olympia. Un matraquage irritant  à plus d’un titre.

 

Les Camerounais se demandent en quoi leur profite un tel événement si les artistes Camerounais devant faire la première partie sont traités comme des  moins que rien. Plusieurs constats sont ainsi faits. On le  voit sur des affiches spectaculaires qui ornent les grands carrefours de la ville de douala. Tandis que l’artiste invité occupe la quasi-totalité de l’espace, les artistes locaux sont superposés dans un angle tel des légumes. À peine le passant arrive à les distinguer. Où est le respect dans ce traitement?

Pour ne rien arranger, l’organisateur de ce concert géant, s’est inscrit dans la logique de la  clochardisation de ces artistes dont la somme de leurs cachets ne représente même pas le dixième du cachet de l’artiste invité. Un mépris de plus mais de trop qui devrait provoquer un boycott dans un pays digne. Car n’ayons pas la mémoire courte, nos artistes «passent le marché» En guise de rappel, on a vu Maahlox puis ténor remplir le Paposy.

Cette attitude qu’on croyait révolue donne à réfléchir sur le rôle de ceux qui portent fièrement la casquette de manager. Où sont-ils quand on  humilie et  réduit au statut de zéro absolu les artistes qu’ils prétendent manager? Savent-ils seulement ce que c’est qu’un vrai manager?

Face à l’équation de la survie particulièrement difficile à résoudre dans notre contexte, les artistes n’ont toujours pas le choix. Mais ces derniers doivent exiger le respect aux organisateurs de spectacles. On a vu un exemple  il ya de  cela quelques années. Cette année-là  lady ponce avait le vent en  poupe au Cameroun.Mtn ayant contacté son manager pour la première partie de l’ex-groupe nigérian p-square se verra balayé d’un revers de la main par ce dernier parce que son artiste lady ponce avait été ridiculisée sur les affiches malgré le  cachet de cinq millions  de francs qu’on lui proposait. Un  exemple à suivre…

ERIC VARENI

www.lequatriemepouvoir.com

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